• Témoignage d'Isabelle !!! (août 2011)

    Pour ma première grossesse en 2008, j’avais déjà suivi les cours de chant prénatal et poursuivi par la suite (et dès que je le pouvais) avec le chant bébé. Et puis c’est toujours sympa de retrouver les autres mamans et voir nos ptits bouts grandir.

    Je n’envisageais pas ma deuxième grossesse sans le chant prénatal. Pas facile de trouver un créneau lorsqu’on travaille !!! Heureusement, Béatrice trouve toujours un arrangement et j’ai pu faire quelques séances.

    La respiration, les sons, ses conseils se complètent bien avec les cours de préparation à la naissance en sophrologie. Maintenant, le plus difficile, réussir à accorder tout ça le jour « J ».

    Justement, parlons en du jour « J », pas facile de tout mettre en pratique !!! Les contractions ont commencé dans la nuit du mercredi au jeudi, il était 3 heures du matin. Dans la matinée, un petit coup de fil et une visite à la mater car j’avais perdu du sang. Rien d’alarmant, c’est le col qui s’est ouvert à 2 et les contractions sont peu intenses et irrégulières, vous pouvez rentrer chez vous madame et puis ça ne veut rien dire, vous irez peut-être jusqu’au terme...

    Toute la journée, j’ai des contractions irrégulières mais supportables et je ne ressens pas la nécessité de faire des sons pour le moment. Le soir je me couche vers 22 heures, en espérant récupérer de la nuit précédente. Je suis assise dans mon lit avec tous les coussins possibles car je ne tiens pas allongée (ma sciatique me poursuit) mais dès que je commence à m’endormir, une contraction arrive et cela à peu près toutes les dix minutes.

    Il est minuit, je n’en peux plus d’être dans mon lit, je fais donc les 100 pas dans la maison.

    Je me sens bien dans trois positions : debout, sur le ballon ou sur les toilettes, adossée au couvercle, et oui c’est possible… Debout ou sur le ballon, je me balance beaucoup et je pense à Béatrice, à ses conseils pour préparer le passage du bébé, je visualise ce col qui va s’ouvrir et aussi à la vidéo « naître enchantés » qu’elle m’a faite découvrir.

    L’horloge tourne, les contractions me semblent plus rapprochées mais c’est toujours supportables et comme je ne les sens pas arriver, du coup, il est trop tard pour faire des sons. J’en intercepte tout de même quelques unes, dont une mémorable, il est 3 heures du matin, elle est violente celle-ci, du coup le son augmente naturellement avec la douleur. Ce bruit réveille mon conjoint qui arrive la tête encore endormie et là il me dit « ça va pas de gueuler comme ça ». J’arrête mon son une demi seconde (et oui il faut dire que ça m’a coupé le souffle !!!), je le regarde et là il a dû comprendre qu’il fallait me laisser tranquille, il a disparu aussi vite qu’il avait apparu !!!

    4 heures du matin, nous avons « éjecté » ma fille chez la voisine et nous partons pour la maternité. Entre deux contractions j’arrive à monter dans la voiture, durant le trajet (environ 10 minutes) la douleur s’intensifie et je commence à me faire entendre.

    Béatrice tu ne veux pas nous rejoindre à la mater, j’ai besoin que tu m’aides pour les sons !!!

    4 heure 45, nous arrivons au pied de l’hôpital. Après, je n’ai plus la notion du temps. J’écoute les conseils de la sage femme pour reprendre ma respiration est contrôler les contractions qui deviennent plus fortes. Elle me demande si je souhaite la péridurale mais je n’en sais rien ! Elle veut que je m’allonge. Sûrement pas, moi je suis très bien debout et pourquoi je n’accoucherai pas debout d’abord !!! et à sa question « OUIIIIIIIIIII » j’ai envie de pousser. Elle veut absolument que je monte sur la table. J’y arrive tant bien que mal, entre deux contractions et je me retrouve à quatre pattes sur ce lit. Elle regarde et là elle me dit «mais on voit déjà sa tête, allez y vous pouvez pousser » et là c’est à Pauline que je pense, oh oui, ça brûuuuule !!! mais en même temps c’est magique car on ressent vraiment toutes les sensations, tout ce qui se passe lors du passage de ce petit être, ça paraît tellement irréel.

    Il est 5 heures 26 (il était temps d’arriver finalement), je finis de l’aider à sortir, je le prend dans mes bras et ça y est, mon petit Simon est né, il est bien là, nous sommes le vendredi 19 août, c’est un moment merveilleux, magique.

    Pour passer le temps en attendant l’arrivée de bébé, j’avais prévu la musique pour me détendre, le brumisateur pour me rafraîchir et occuper papa, une bouteille d’eau, finalement rien de tout ça ne m’a servi et tout était resté dans la voiture !!!

    Un grand merci à Béatrice pour tout ce que tu nous apportes pour vivre au mieux ce moment de douleur mais de bonheur.

    Aujourd’hui Simon a trois mois et les sons il ne les a pas oublié. Un jour qu’il pleurait et que je ne savais plus quoi faire, j’ai commencé à faire des sons et ça l’a apaisé. Et oui, ça lui rappelle très certainement des souvenirs…Si on me voyait, on me prendrait certainement pour une cinglé mais ça fonctionne alors pourquoi se priver et puis après tout les autres ont s’en fout. Ma fille, Emilie, qui a maintenant 3 ans et qui est une adepte des cours de chant de « Béatice » comme elle dit lui chante aussi des chansons et pour le calmer fait des sons AAAAAAAAAHHHHH (comme maman et oui elle m’a vu et me voit faire) et le plus merveilleux c’est que ça marche !!! et c’est tellement mignon…

     

     

    « Quand les enfants jouent du piano ! »

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